À PROPOS
J'ai été formé à l'analyse fondamentale chez Comgest et Moneta, après un parcours en M&A. Le métier consiste largement à décider, document après document, ce qui mérite qu'on s'y arrête — et cette décision n'est jamais générique. Elle dépend de la thèse qu'on détient et de ce que la maison considère comme un signal plutôt que comme du bruit.
En testant les outils d'IA disponibles sur mes propres dossiers, j'ai retrouvé chaque fois la même limite. Ils lisent vite et résument correctement, mais ils n'ont aucune idée de ce qui compte pour vous. Un modèle généraliste applique la matérialité moyenne de la place ; les plateformes spécialisées accélèrent la recherche documentaire sans toucher au jugement qui la précède.
Or ce jugement est précisément ce qui distingue une maison d'une autre, et il est presque toujours tacite. C'est ce constat qui a produit Evidence Desk : l'essentiel du travail n'est pas technique, il consiste à faire dire à une équipe ce qu'elle sait sans l'avoir formulé.
UN PRINCIPE DE CONCEPTION
Un outil d'analyse doit encadrer le jugement, pas s'y substituer.
C'est une position technique autant qu'une conviction : les scripts trop procéduraux, ceux qui imposent une grille de lecture rigide, dégradent la qualité de ce qui sort. Les outils d'Evidence Desk cherchent donc l'exhaustivité et la traçabilité, et s'arrêtent là. Ils rassemblent, situent, sourcent. La conclusion reste celle de votre analyste.